Tout savoir sur les acariens

Date de publication : 31 May 2020

Date de mise à jour : 15 August 2025

Auteur : Les Matelassiers Le Briand

acarien

Les acariens, ces minuscules créatures invisibles à l’œil nu, peuplent nos maisons et se cachent souvent là où on s’y attend le moins. Les acariens de lit, véritables maîtres du camouflage, s’invitent dans nos matelas, draps et oreillers, provoquant allergies et inconfort.

Le saviez-vous ? Un simple matelas peut abriter des millions d’acariens, nourris par les 1,5 grammes de peau morte que nous perdons chaque jour.

Dans 1 gramme de poussière, on retrouve jusqu’à 1 000 acariens, proliférant dans les endroits chauds et humides de nos intérieurs.

Dans cet article, nous allons explorer tout ce qu’il faut savoir sur les acariens de lit : qui ils sont, pourquoi ils s’invitent dans nos draps, comment les détecter, quels risques pour la santé et surtout, comment les combattre au quotidien.

Protégez votre maison et améliorez votre confort au quotidien en apprenant à vivre sans subir leur impact !

Qu’est-ce qu’un acarien de lit ?

Les acariens de lit, aussi appelés acariens domestiques, sont de minuscules arthropodes appartenant à la classe des arachnides. On retrouve parmi eux des espèces courantes comme Dermatophagoides pteronyssinus, D. farinae ou encore Euroglyphus maynei.

Ces créatures appartiennent à l’ordre des Acarina, qui se divise en 5 familles, 18 genres et près de 50 000 espèces. L’acarien de lit se rattache plus particulièrement à une famille d’araignées microscopiques qui comprend :

  • L’acarien de maison
  • La tique (plus grande, vivant surtout dans les bois en été)
  • L’aoûtat
  • Le sarcopte (responsable de la gale)

Les acariens responsables des allergies

Tous les acariens ne sont pas nocifs.

Certains jouent même un rôle bénéfique dans la décomposition de matières organiques.

Dans nos articles, nous nous concentrons uniquement sur les acariens de la poussière de maison, principaux responsables des allergies.

Parmi les nombreuses espèces existantes, certaines sont particulièrement nuisibles et connues pour déclencher des allergies :

  • Acarus siro
  • Pidoglyphus destructor
  • Dermatophagoides pteronyssinus
  • Dermatophagoides farinae
  • Dermatophagoides microceras
  • Blomia tropicalis
  • Tyrophagus putrescentiae
  • Euroglyphus maynei

Alimentation et habitat

L’acarien domestique est phanérophage : il se nourrit de squames de peau morte, d’ongles, de cheveux ou encore de poils — qu’ils proviennent des humains ou de nos animaux de compagnie.

Pour donner un ordre d’idée, un adulte perd en moyenne 1,5 g de peau morte par jour, de quoi nourrir environ 1 million d’acariens.

La literie est un environnement idéal pour eux : chaleur, humidité, et nourriture en abondance, puisqu’un être humain passe environ un tiers de sa vie à dormir.

Taille, cycle de vie et reproduction

Les acariens mesurent entre 0,25 et 0,5 mm, ce qui les rend invisibles à l’œil nu.

Ils vivent en moyenne environ trois mois.

Une femelle pond 25 à 50 œufs toutes les 3 semaines, soit en moyenne 165 descendants au cours de sa vie.

Plus l’atmosphère est chaude et humide, plus leur cycle de reproduction (œuf → larve → nymphe → adulte) est rapide, favorisant des colonies importantes en quelques semaines seulement.

Où se prolifèrent-ils ? Les causes de la présence d’acariens de lit

Les acariens se développent principalement dans les espaces poussiéreux, tièdes, chauffés, confinés et humides. Ils peuvent être donc présents partout dans le logement, même dans les maisons les plus propres.

Ils se développent dans un biotope dont des conditions optimales sont les suivantes :

  • Une température compris entre 15 et 25°C. Leur prolifération est très largement accélérée aux environs de 26°C.
  • Un degré d’humidité relative entre 65 et 80%

Ils sont présents dans les endroits de la maison où ils trouvent à manger (dans la poussière) et où ils peuvent vivre et se reproduire (humidité).

  • les tentures murales
  • les rideaux
  • les moquettes
  • les tapis
  • les coussins
  • les peluches
  • les meubles rembourrés
  • les canapés et les fauteuils en tissus
  • les tissus d’ameublement
  • etc…

Ils sont présent dans les objets qui garde la poussière.

Quelle est la saison des acariens ?

Au vue des causes de leur prolifération, les acariens sont plus nombreux au printemps (les mois de mars et d’avril) ou à l’automne en raison de températures et d’une humidité relative de l’air propices au développement des acariens.

Dans les cas d’allergie aux acariens, c’est à ces périodes que les symptômes peuvent être plus fréquents importants.

Dans les régions du monde chaudes et humides, ils peuvent provoquer des symptômes toute l’année

Où sont les acariens dans une chambre ?

Les acariens sont là où vous dormez.

Au delà d’être une réserve de nourriture, la chambres à coucher et le lit en particulier bénéficient de condition optimale de développement.

Ils se retrouvent dans TOUTES les pièces de literie :

  • le matelas
  • le sommier
  • les oreillers
  • les couettes
  • etc…

La literie naturelle, écologique et française ne fait pas exception.

Le matelas en laine ou le sommier tapissier ne sont en revanche pas plus vulnérables face aux acariens que les autres types de literie.

Cette idée reçue est l’une des raisons qui nous a amenées à écrire ces guides.

Les acariens sont responsables de nombreux cas d’allergies. Ils sont la première cause de nos maladies allergiques respiratoires telles que l’asthme, la rhinite et la dermatite atopique.

Raison de plus pour s’attarder sur ce nuisible de nos lits !

Après avoir ingurgité les squames de nos épidermes et ceux de nos animaux de compagnie, ils défèquent leur poids chaque jour.

Ce sont les protéines contenues dans les déjections et les carapaces de certains acariens qui sont particulièrement allergènes pour l’homme.

La proximité des acariens avec les dormeurs dans un lit aggrave la charge allergène.

Comment savoir si on a des acariens dans son lit ?

Ne les cherchez pas car il sont invisibles à l’œil nu. À moins d’avoir un microscope grossissant x10, il ne sera pas possible de les voir.

Par contre, vous pourrez suspecter la présence d’acariens au travers certains indices :

  • des symptômes d’allergique
  • la poussière
  • fatigue et sans énergie au réveil

Comment sont les boutons d’acariens ? Comment reconnaître une piqûre d’acarien ?

Les acariens ne piquent pas.

C’est une reaction allergique qui provoque l’apparition de boutons.

Une piqûre d’acarien se manifeste le plus souvent par des démangeaisons intenses et d’irritations cutanées., des rougeurs, et de petites bosses ou cloques sur la peau.

La zone piquée peut devenir enflée et irritée. Ces piqûres apparaissent souvent en groupe ou en ligne, car les acariens piquent plusieurs fois dans une même zone.

Pour en savoir plus sur ces boutons, penchons nous maintenant sur l’allergie aux acariens et ses symptômes.

L’allergie aux acariens

L’acarien provoque des allergies, qu’il soit vivant ou mort.

Être allergique aux acariens se manifeste par l’inhalation de particules d’acariens :

  • le corps de l’acarien
  • ses déjections. Un acarien expulse 200 fois son poids en excréments durant sa vie. Les matières fécales des acariens sont en suspension dans l’air.

Ce sont ces particules qui contiennent des substances allergisantes

La plupart des acariens ne touchent jamais le sol, c’est-à-dire qu’ils se trouvent en permanence dans l’air que nous respirant.

De nos jours, on remarque que les cas d’asthme et d’allergie augmentent en flèche dans les régions urbaines et cela tout autour du globe. Les estimations indiquent que 10 % de la population mondiale est allergique aux acariens, mais, dans certaines régions, jusqu’à 90 % des personnes souffrant d’asthme allergique y sont sensibilisées.

Dans certains endroits, malgré les recherches avancées en immunologie, on peut même constater dix fois plus de cas qu’il y a 35 ans.

De plus, le problème semble être encore plus grave si on se tourne vers les enfants.

En effet, en 1997, 35% des visites chez le pédiatre aux Etats-Unis étaient dues à des causes d’asthme et d’allergie.

C’est en prenant conscience du fait qu’une majorité de ces patients avait des problèmes d’asthme constants plutôt que saisonniers que les gouvernements de plusieurs pays industrialisés comme les Etats-Unis et le Canada ont commandé des études sur le sujet.

Les études en question ont alors démontré clairement que les sujets étaient sensibles aux allergènes d’intérieur dérivés des chats, de la moisissure et bien entendu des acariens.

Les acariens semblent en effet être responsables d’une grande majorité, jusqu’à 70%, de tous les cas d’asthme et d’allergie répertoriés. Pourtant, il semble que ces problèmes soient très récents dans notre histoire et qu’auparavant, les acariens ne causaient pas un problème remarquable.

Pour expliquer la différence du nombre de cas d’allergie et d’asthme entre aujourd’hui et il y a quelques décennies, une étude a été menée à l’hôpital de Stamford au Connecticut.

Cette dernière est venue à la conclusion que ce sont les changements dans notre mode de vie qui sont responsables de l’augmentation fulgurante des cas d’asthme et d’allergie.

Par exemple, nos thermopompes, nos systèmes d’isolation et nos équipements de nettoyage qui sont de plus en plus performants permettent aux acariens de rester en suspension dans l’air de nos maisons presque indéfiniment.

De plus, il n’est pas rare de passer plus de 23 heures par jour à l’intérieur d’une structure isolée à cause de notre mode de vie de plus en plus sédentaire et intérieur.

Toute cette exposition accrue aux acariens explique donc l’accroissement du nombre de cas d’asthme et d’allergie répertoriés ces dernières décennies.

En fait, les acariens sont indirectement responsables des allergies et de l’asthme. Il s’agirait plutôt de protéines contenues dans leurs excréments. Si on considère qu’un acarien peut produire jusqu’à 200 fois son poids en excréments pendant sa vie, on comprend rapidement pourquoi on considère que le problème est d’une grande ampleur.

En effet, il n’est pas rare de retrouver jusqu’à 100 000 particules fécales d’acariens dans un gramme de poussière domestique. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons pu déterminer 10 groupes d’allergènes contenus dans les excréments d’acariens.

Parmi ceux-ci, on retrouve également certains enzymes protéolytiques (dérivés de l’hydrolyse de certaines protéines pouvant être des allergènes puissants).

Chacune de ces substances a été méticuleusement analysée en laboratoire et fichée au niveau génétique.

Cependant, malgré nos connaissances très étendues sur le sujet, il n’existe toujours pas de remède efficace à long terme pour contrer les allergies causées par ces substances.

Si vous êtes allergiques aux acariens, voyons maintenant les symptômes.

Symptômes des allergies aux acariens

Des effets multiples sur la santé respiratoire​​​​​​​ tout au long de l’année.

L’allergie aux acariens est provoquée par l’inhalation de certains allergènes pour lesquels le système immunitaire n’a pas la réponse adéquate.

Vous n’en saurez rien jusqu’au jour où vous commencez à développer une allergie qui se matérialise par :

  • des éternuements répétitifs
  • le nez qui coule ou bouché
  • les yeux et la gorge qui piquent
  • une fatigue intense
  • l’eczéma sur l’ensemble du corps
  • des troubles du sommeil
  • démangeaisons des yeux ou larmoiements
  • irritation de la peau
  • des rougeurs sur la peau
  • des boutons
  • maux de tête
  • maux de gorge
  • Sifflements respiratoires et/ou toux et/ou éternuements
  • oppression dans la poitrine, difficulté à respirer
  • dermatites

Les premiers signes de l’allergie aux acariens sont souvent plus intenses pendant la nuit et le matin au réveil après une exposition de plusieurs heures.

Ces symptômes prédominent à l’automne et en hiver, lorsque les appartements sont moins souvent aérés et plus chauffés, conditions favorisant la prolifération des acariens.

Les principaux symptômes de l’allergie aux acariens sont :

  1. une rhinite allergique
  2. une conjonctivite allergique
  3. l’asthme allergique
  4. l’eczéma
  5. des allergies alimentaires parfois

Pour confirmer que mon allergie est bien due aux acariens, je peux prendre rendez-vous chez un médecin spécialiste en allergologie.

Boutons d’acariens

Ce sont des petits boutons rouges sanglants en général, souvent regroupés aux mêmes endroits, sur votre corps.

Ils sont localisés sur les zones découvertes :

  • bras
  • jambes
  • torse
  • cou
  • etc

Les boutons dont sa taille varie de 1 à 3 mm sont bien groupés et/ou parfaitement alignés.

Les boutons d’acariens sont généralement plats.

Rhinite allergique

J’éternue. Mon nez gratte, coule ou est bouché. J’ai des démangeaisons de la gorge, du palais, des oreilles.

Conjonctivite allergique

Mes yeux sont rouges, grattent et pleurent.

Asthme

Je suis gêné pour respirer, parfois ça siffle et je tousse.

L’eczéma

une inflammation de la peau qui génère rougeurs, démangeaisons et parfois des suintements.

J’ai des petites vésicules ou des rougeurs sur la peau qui me grattent.

Dans certains cas, la réaction allergique peut se manifester par une dermatite atopique, une affection cutanée chronique qui se caractérise par une sécheresse de la peau et des démangeaisons intenses.

Comment reconnaître une piqûre d’acarien de lit ?

Ces lésions cutanées ressemblent à celles provoquées par de nombreux autres insectes, rendant ainsi leur identification délicate.

Les piqûres d’acariens sont différentes de celles d’une punaise de lit qui n’est pas un acarien.

Avant de trouver des solutions contre les acariens, posez-vous la question suivant : est-ce des piqûres d’acarien ou des piqûres de punaises de lit ?

Les différences entre une piqûre d’acarien de lit et celle d’une punaise de lit sont nombreuses.

Les acariens de lit sont peu nombreux à piquer et on ne se rend pas souvent compte de leur présence. Les piqûres par les acariens sont plus moins prononcées.

Les piqûres d’une punaise de lit forment des petits boutons rouges en général, souvent regroupés aux mêmes endroits, sur votre corps.

Si vous avez des doutes, il y a d’autres éléments de différenciations entre les piqûres d’acarien et les piqûres de punaises de lit qui peuvent vous éclaircir au moment du diagnostic dans l’optique de vous orienter vers les bonnes solutions d’entretien et de nettoyage :

  • la rhinite allergique
  • l’asthme allergique
  • la conjonctivite allergique

Les acariens et le matelas en laine

Une expression courante éclaircie très bien le rapport entre les acariens de lit et le matelas en laine.

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.

Adaptons-la maintenant à notre cas.

Quand on veut discréditer une option de matelas (qui plus est une solution ayant des atouts à faire valoir sur le fond), on dit qu’elle est un nid à parasites, et plus particulièrement dans notre cas un nid à acarien.

Commençons par dénouer à un préjugé largement ancré : TOUS les types de matelas, et plus généralement de literie, regorgent d’acariens. Ils font partis de notre environnement.

Il n’y a aucun type de matelas qui se distingue à l’unisson sur la question des acariens.

Quel que soit le type de lit, un lit double peut contenir jusqu’à 2 millions d’acariens !

Les matelas en laine ne sont pas plus favorables à leur prolifération ni même à leur émergence que les autres types de matelas.

Il est donc faux de dire qu’un tel matelas favorise plus l’activité de ces nuisibles que les autres catégories de matelas comme le latex ou la mousse.

Aucune étude ne le démontre.

D’ailleurs le matelas en laine montrerait de bons résultats pour lutter contre les acariens. En effet, la laine régule et évacue naturellement l’humidité corporelle, ce qui limite la prolifération d’acariens.

Il s’agit de plus d’adopter des conseils d’entretien pour limiter la prolifération des acariens. C’est la présence de poussière qui les attire ; si l’oreiller est aéré régulièrement, les acariens ne se fixeront pas.

La laine est un produit “neutre” au niveau des acariens.

C’est aussi le cas pour le sommier tapissier.

Le matelas antiacarien

Allons droit au but : il n’y a pas de matelas antiacarien.

De plus tout dépend de l’allergie. Il existe autant d’allergies sur la planète que de molécules différentes, et aucun matelas ne saurait tout contrer.

Ce matelas rêvé n’existe pas.

La mousse à mémoire n’est pas naturellement anti-acarienne.

Il y a aussi les matelas avec un traitement anti-acarien.

Sur ce point, attention aux petits malins qui fabriquent à l’étranger et vendent sur ventes privées et qui marquent affichée « traité contre les acariens » ou encore « Anti-acarien ».

Ces gens-là jouent sur les mots, et comme les acariens ne se nourrissent pas de polyester, certains fabricants estiment que la fibre empêche donc aux acariens de proliférer.

Ils affirment donc que l’efficacité antiacarienne est prouvée. Nous vous suggérons de leur demander des preuves, des documents, ou encore des certifications.

Tout le monde peut mettre « antiacarien » pour des produits très bas de gamme finalement, mais toutes ces formulations ne se valent pas et certains de ces matelas auront très rapidement des acariens par milliers…

Sur la question des traitements (Traitement ne veut pas dire dangereux) et en considérant que l’option la moins nocive serait de ne rien mettre aucun traitement, le matelas en laine sort alors son épingle du jeu.

Si celui-ci est fait dans les règles de l’art, la fabrication d’un matelas en laine exclu le recours aux traitements chimiques.

Les acariens de lit et l’oreiller

Après quelques années d’usage, environ 10% du poids d’un oreiller est composé d’acariens morts !

Beaucoup estiment mal dormir en blâmant le matelas alors qu’ils ont conservé de vieux oreillers infestés de déchets d’acariens.

Si votre oreiller est ancien, nous vous conseillons de le changer pour limiter l’exposition aux acariens notamment par prévention.

Comment se débarrasser des acariens ?

Pour conclure sur les acariens

Les acariens sont tenaces.

Aucun type de matelas n’y échappe.

Il est maintenant temps de voir les traitements contre les acariens qui sont pour la plupart naturel.

Guides sur les acariens

Mieux connaître les acariens, c’est maximiser les chances de pouvoir en limiter la prolifération.


Tous les autres conseils et guides pratiques sur votre literie