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Les 9 paramètres à considérer pour un lit tout confort

Il n’y a pas de lit universel garantissant le meilleur sommeil à tous et à toutes. Le choix d’un lit est très personnel et dépend de nombreux critères. D’un consommateur à un autre, l’importance de chacun de ces critères varie en fonction de la morphologie, des habitudes, mais aussi du ressenti.

Lors de l’achat d’une literie, il y a 9 aspects de celui-ci qui sont à évaluer pour définir l’expérience de couchage la plus adaptée à ce qui vous convient.

Ici nous vous donnons les outils pour faire cette évaluation. Nous vous aidons dans la réflexion nécessaire qui débouche sur l’expression de votre besoin en termes de confort. Nous vous accompagnons dans le choix d’un lit qui répond à vos critères de confort.

Car c’est vous qui êtes les plus à même de définir précisément ce qui vous est confortable et ce qui vous l’est moins.

Nous parlons ici uniquement des paramètres faisant varier le confort de couchage. Il y a bien sûr d’autres critères qui rentrent en ligne de compte selon différentes pondérations d’un consommateur à un autre, comme par exemple le prix du lit ou encore les conditions de livraison.

La forme du lit

Si effectivement la très grande majorité d’entre nous dorment sur un lit rectangulaire, et ce n’est un hasard, c’est celle qui combine la plus grande efficacité.

Néanmoins, sachez qu’il existe d’autres formes pour un lit:

  • des lits ronds
  • des lits ovoïdes
  • etc…

Certains bois de lit anciens ont des formes plus complexes : coin largement arrondi (demi-corbeille ou corbeille), pied et/ou tête en forme, galbés, cotés en chapeau de gendarme…

Les dimensions

Mesurées en centimètre, ou en pouce chez nos voisins anglo-saxons, la largeur et la longueur d’un lit conditionnent la surface disponible pour bien dormir.

La dimension d’un lit est selon les paramètres principaux suivants:

  • le nombre de dormeurs
  • leurs tailles
  • leurs corpulences
  • leurs habitudes
  • l’espace disponible dans la pièce
  • leurs goûts
  • etc…

Pour deux personnes, il est préférable de prendre un lit de 160 cm de large minimum.

Ces éléments de choix sont loin d’être anecdotiques. Nous vous orientons sur les dimensions du lit à choisir dans un autre chapitre.

La hauteur d’assise

En général, pour se mettre au lit on s’assoit sur le bord et on glisse les jambes sous les couvertures.

Si le lit est au raz du sol, il vous faudra vous accroupir, avant de vous y glisser. Ce qui peut se révéler fastidieux.

À l’inverse, un lit très haut nécessitera de grimper sur un tabouret, un escabeau, voir une échelle pour y accéder. Pour qui a un équilibre incertain, ou est sujet au vertige, cela peut se révéler périlleux.

Ne pas oublier qu’il faut le matin faire le chemin inverse pour se lever. Et certains, au sommeil fragile, se relèveront plusieurs fois dans la nuit.

Aussi la hauteur d’assise, et donc de couchage n’est pas une caractéristique anodine : le bois de lit, ou les pieds de sommier, les épaisseurs du sommier et du matelas s’additionnent.

L’accueil

L’accueil est le comportement du matelas en surface. Il s’agit de la sensation de surface première contact sur un matelas.

Allonger sur le lit (qu’il repose sur un sommier ou pas) et le confort d’accueil est la première impression que vous ressentez.

Cela en fait un paramètre subjectif par nature, chaque personne étant plus ou moins sensible à l’accueil.

À noter que l’accueil est la seule des 9 caractéristiques de confort qui ne dépend pas l’assemblage du matelas et du sommier. Comme il est une sensation de surface, il ne dépend que du matelas ou du sur-matelas, le cas échéant.

C’est une caractéristique du matelas qui est obtenue grâce à la combinaison de plusieurs éléments :

  • de la technologie de l’âme du matelas: selon que vous choisissiez un matelas en laine ou un matelas en latex ou un matelas à ressort, l’accueil est différent.
  • du garnissage du matelas
  • du piquage du plateau: s’il est plus ou moins serré, le maintien du garnissage est différent, ce qui impacte l’accueil.

On peut trouver plusieurs niveaux d’accueil prédéfinis :

  • moelleux ou enveloppant pour un confort plus douillet
  • ferme ou tonique pour un accueil plus soutenu, plus ferme
Ne pas confondre l’accueil et le soutien du matelas
La notion d’accueil est à bien distinguer de la notion de soutien.

« moelleux » ne veut pas dire « mou ». Un modèle très enveloppant peut avoir un soutien ou un maintien ferme tout en vous offrant un accueil moelleux et douillet.

Avec de la literie traditionnelle et naturelle, par exemple, il est tout à fait possible de disposer à la fois d’un accueil très moelleux et d’un maintient particulièrement ferme.

Pour mesurer l’accueil

On le mesure du bout des doigts. Il vous faudra donc appuyer du bout des doigts.

Pour vous éclairer sur l’échelle de mesure, disons que le plus moelleux serait une couche de duvet d’oie, la plus dure une planche de chêne.

Le maintien ou le soutien

Il s’agit d’une caractéristique du système de suspension obtenu par le couplage sommier/matelas.

Le maintien ou le soutien sont deux termes interchangeables. Il désigne la même réalité : la manière dont le couchage se déforme sous le poids du dormeur.

Comme l’accueil, c’est un paramètre subjectif par nature, chaque personne ayant une perception différente du confort du matelas.

Cette caractéristique se définit comme la capacité du système à s’effacer sous le poids du dormeur pour s’adapter à sa morphologie.

Plus concrètement, il correspond à:

  • l’enfoncement sous le poids du dormeur et sa profondeur
  • la vitesse à laquelle la déformation se produit sous le poids du dormeur
  • la persistance de la déformation lorsque la pression du poids du dormeur cesse

Il assure donc le bon maintien du corps et notamment de la colonne vertébrale.

Le maintien est le paramètre qui définit la fermeté du matelas. Celle-ci peut d’ailleurs s’ajuster très précisément sur un matelas en laine fait sur mesure.

Il y a 3 niveaux de fermeté pour le soutien :

  • souple
  • ferme
  • très ferme

Quelques critères à apprécier pour définir le maintien qui vous vient le mieux:

Pour mesurer le maintien

Pour estimer le maintien, il vous faudra appuyer fortement de votre poing fermé.

Le maintien se mesure sur une échelle qui va de très ferme à douillet.

Le maintien est idéal :

  • lorsque, dans sa position de repos, la totalité du corps du dormeur est en contact avec la surface de couchage.
  • lorsque la pression exercée en retour est égale en tout point.

Un bon maintien a pour conséquence le relâchement du dos pendant le sommeil.

Le rebond ou la suspension

Lorsqu’un corps repose sur un ensemble sommier/matelas et que le maintien est adapté, en chaque point de contact, l’enfoncement du système est proportionné à la courbe du corps.

Autrement dit, les points saillant s’enfoncent plus profondément que les autres. Lorsque le dormeur se retourne, ou bouge, il y a transfert d’énergie.

L’énergie est stockée par le système lui-même dès qu’il s’enfonce, et elle est restituée dès qu’il y a relâchement.

La vitesse de relâchement caractérise le rebond :

  • plus le rebond est lent, plus un système est inerte
  • plus le rebond est rapide, plus un système est réactif

Autrement dit, si vous voulez ne pas ressentir votre propre agitation dans le sommeil, ou celle de votre conjoint, orientez-vous vers le moins de rebonds possible.

Pour encore éclairer votre jugement avec une image concrète, lorsque les enfants sautent sur un lit, c’est certainement parce qu’il offre un rebond important.

L’isolation thermique

L’être humain a besoin de réguler sa température interne.

Si la température de l’air est faible, nous dispersons des calories dans l’atmosphère. Si nous ne nous couvrons pas, nous nous refroidissons.

À l’inverse, s’il fait chaud, nous transpirons et nous devons nous découvrir.

Durant notre sommeil, le matelas, la couverture et les couettes assurent la nécessaire protection thermique.

Mais, s’il est possible d’ajouter ou de retirer des couvertures, le matelas, lui, reste en place toute l’année. Et, selon les matières dont il est constitué, il retiendra, ou au contraire laissera facilement passer les calories qui partent toujours du plus chaud pour aller vers le plus froid.

Un matelas, qui vous isole du froid, vous donc protège aussi du trop chaud.

La taille du lit peut aussi avoir une influence sur cette caractéristique de confort. Pour décrire la chose à grands traits disons qu’une personne frileuse et fluette perdue dans un lit immense sera plus sujette à souffrir du froid que si elle occupait un lit plus petit.

À l’inverse, un couple ayant un peu trop d’embonpoint souffrira de l’apport calorique de l’autre s’ils doivent se serrer dans un lit tout petit. Et on voit que la proposition s’inverse aux changements de saisons.

L’isolation thermique est particulièrement difficile à tester, pour ne pas dire impossible, lors d’un essai dans un showroom. Si vous êtes sensible à cet aspect des choses, pour ne pas risquer de déconvenue, je vous incite à aller voir la section sur les matériaux.

La régulation hygrométrique

Vous transpirez en dormant.

Cette humidité, si elle s’échappe mal du lit dans lequel vous dormez, produit une sensation désagréable, surtout lorsqu’il fait chaud : la sensation de baigner dans sa propre sueur.

Le garnissage permet de réguler la température du matelas pour éviter que l’humidité s’installe et ainsi ne pas avoir cette sensation de moiteur.

Comme pour l’isolation thermique, cet aspect des choses nécessite de vous une bonne connaissance des matériaux.

Il vous faut savoir que cet aspect des choses est très dépendant de l’environnement.

Dans une maison particulièrement humide et mal isolée comme un camping-car ou un bateau, vous n’obtiendrez pas le même résultat que dans un appartement parfaitement sein et bien chauffé.

Quant au climat…

Sur ce point, le garnissage naturel en laine sort son épingle du jeu. C’est l’un des nombreux avantages du matelas en laine.

La mobilité de la surface de couchage

Il s’agit d’une caractéristique spécifique à deux types de lit:

  • les lits médicalisés, mais là ce n’est pas mon propos
  • les lits TPR (Tête et Pied Relevable).

Concrètement, il s’agit de sommiers articulés en deux ou trois parties. L’une est fixe et les autres basculent, ce qui permet de relever la tête et/ou le pied.

La manipulation est soit manuelle, soit mécanique, auquel cas il est nécessaire que le lit soit branché sur une prise de courant.

Pour un lit TPR deux personnes, il s’agit, dans les faits, de deux lits TPR pour une personne jumelés ensemble. C’est dans un autre guide que nous approfondissons le sujet des lits jumelés.

Cela permet une indépendance de couchage totale. Chaque dormeur règle avec sa télécommande l’inclinaison qui lui convient. Mais pour cela, il faut mettre deux draps du dessous, un pour chaque matelas, et la jonction entre les matelas se ressent d’autant plus.

Pour conclure sur les 9 paramètres à considérer pour faire un lit douillet

Pour dormir toujours plus confortable, vous devez posséder une literie adaptée à vos besoins en matière de confort d’accueil et de soutien pour votre colonne vertébrale.

C’est l’avantage qu’offre l’approche sur-mesure souvent adoptée par les fabricants de literie naturelle, écologique, traditionnelle et française. Tous ces paramètres de confort sont définis avec le consommateur avec le plus de précision possible pour viser l’expérience de couchage qui vous convient.


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