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Comment démonter un sommier ?

Pourquoi le démontage d'un sommier tapissier est déconseillé, la différence avec un sommier à lattes, et les solutions quand il ne passe pas dans l'escalier.

Sommier tapissier habillé de coutil rayé, vu depuis l'angle de la tête de lit

Le démontage d’un sommier n’est pas une opération que nous conseillons de tenter soi-même dans le cadre d’un usage courant.

Pourquoi le démontage d’un sommier est déconseillé

Il existe autant de modèles de sommiers que de façons de les démonter — il devient impossible de donner un conseil général sans avoir le sommier concerné sous les yeux. Même en connaissant la théorie, difficile de prétendre maîtriser la procédure de chaque modèle sans risquer de l’endommager, parfois de façon irréversible, avec perte de ses qualités d’origine à la clé. Dans beaucoup de cas, cela signifie aussi la fin de la garantie, dès lors que le sommier est modifié de sa propre initiative sans passer par le service après-vente.

Reste une question qui vient avant celle du comment : de quel sommier parlons-nous ? Un sommier recouvert de tissu ne montre rien de ce qu’il a dans le ventre — c’est le principe même du coutil. Et selon ce qu’il y a dessous, le démontage n’est pas la même affaire.

Sommier à lattes ou sommier tapissier : pas le même démontage

Tous les sommiers ne se valent pas face au démontage. Un sommier à lattes reste relativement accessible : les lattes se retirent une à une de leurs embouts, sans risque majeur pour la structure — voir notre guide pour changer une latte cassée pour la marche à suivre.

Un sommier tapissier, en revanche, repose sur une structure interne à ressorts guindés, assemblée par un savoir-faire spécifique. Le démonter sans formation revient à s’attaquer à un système de tension complexe, avec un vrai risque de l’abîmer durablement. C’est une opération réservée aux professionnels — direction notre guide sur la réfection d’un sommier tapissier pour comprendre ce que cela implique réellement.

Encore faut-il savoir lequel des deux vous avez sous le matelas. Un sommier fermé par un coutil ne laisse rien voir de sa suspension, et l’habitude s’est prise d’appeler « tapissier » à peu près tout sommier recouvert. Le tissu ne fait pas le tapissier : c’est le ressort guindé qui le fait, le reste est un habillage. Il n’y a pas toujours de mauvaise intention là-dedans — mais mieux vaut le savoir avant de sortir le tournevis.

Bonne nouvelle : la différence se sent, sans rien ouvrir. Appuyez au centre, paume à plat. Une nappe de ressorts s’enfonce puis vous repousse ; des lattes plient et s’arrêtent là. Soulevez ensuite un coin — un tapissier pèse son bois, ses ressorts et sa garniture, et cela se remarque au premier essai. Si c’est un sommier à lattes, le démontage redevient une opération raisonnable : vous voilà renseigné plutôt que bloqué.

Mon sommier ne passe pas dans l’escalier : que faire ?

C’est l’une des raisons les plus fréquentes de vouloir démonter un sommier — et heureusement, ce n’est pas la seule solution.

Sommier d’un seul tenant installé dans un cadre de lit en fer forgé blanc

  • la location d’une nacelle, pour faire passer le sommier par la fenêtre plutôt que par la cage d’escalier — une solution courante pour les étages difficiles d’accès
  • le sommier bibloc, qui permet de faire passer les deux parties séparément dans la grande majorité des espaces communs (escaliers de tout type, ascenseurs) — voir notre guide sommier monobloc ou bibloc pour évaluer si cette option vous convient

C’est d’ailleurs l’un des premiers points à vérifier avant même l’achat : s’assurer qu’il n’y a aucun obstacle entre le point de livraison et la chambre à coucher, compte tenu du volume que peut représenter un sommier. Anticiper la taille du sommier en amont — voire opter directement pour du sur-mesure — évite bien des mauvaises surprises le jour de la livraison.

L’exception : le démontage pour la réfection

Pour les sommiers qui se réfectionnent, comme le sommier tapissier, un vrai démontage a bien lieu — mais dans un cadre précis : celui de la réfection complète, réalisée par un artisan matelassier. Cette opération intervient généralement tous les 20 à 25 ans, quand le sommier montre des signes de fatigue, et le démontage n’en est que la première étape, suivie d’une reconstruction intégrale de la structure. C’est aussi l’occasion, pour un sommier tapissier authentique à ressorts guindés, de passer d’un seul bloc à deux — utile si l’escalier ou l’ascenseur a changé depuis l’achat. Un sommier à lattes ne s’y prête pas : sa structure ne se reconstruit pas de cette façon. C’est ce même savoir-faire — manipuler un sommier tapissier sans l’endommager — qui rend cette opération risquée entre des mains non formées, et évidente entre celles d’un professionnel.

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