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Tout savoir sur le matelas

Après le sommier tapissier, attardons-nous sur un autre élément essentiel qui constitue le lit: le matelas.

Étant en contact direct avec le dormeur, le matelas est la pièce maîtresse du système de couchage.

Est-ce qu’un matelas ?

Henry Havard définit en 1894 le matelas comme comme une sorte de grand et très ample coussin, qui tient toute l’étendue de la couchette, et qu’on a fait de coton, de laine, de crin, de bourre ou même de laveton et de mousse, et qui est enfermé entre deux toiles de coutil, de l’utaine ou d’étoffe plus précieuse.

Le matelas doit pouvoir concilier des comportements en partie incompatibles entre eux.

Pour ce faire les fabricants de matelas panachent les matériaux, et empilent différentes couches.

Quels sont les types de matelas ?

Il existe 4 grandes catégories de matelas:

Connaître les différents catégories de matelas qui existent sur le marché est une première étape pour établir un panel des expériences de couchage possibles.

Certains sont des modèles hybrides avec un mélange de plusieurs matériaux.

Selon les matériaux naturels ou/et synthétiques utilisés, le matelas présente des propriétés viscoélastiques plus ou moins avancées. La mémoire de forme de celui-ci est différemment développée selon les modèles:

Nous avons d’ailleurs mis à votre disposition des évaluations comparatives entre les différentes catégories de matelas:

La composition d’un matelas

Un matelas est généralement formé de 3 parties : l’âme, la couche de contact et la couche d’interface.

Les fonctions du matelas sont différentes suivant les matériaux que constituent ces 3 trois couches. La composition du matelas est ainsi très importante dans la définition du confort de ce dernier.

La structure du matelas

L’architecture typique d’un matelas moderne est un sandwich. Les couches successives sont les suivantes:

  • première couche: un molleton surpiqué avec le coutil
  • deuxième couche: une interface entre la première couche et la couche centrale
  • troisième couche: une couche centrale qu’on appelle l’âme

Et comme il y a deux faces sur un matelas, il faut donc cinq couches successives :

  • couche de contact
  • couche d’interface (ou interface)
  • âme
  • couche d’interface (ou interface)
  • couche de contact

À chaque contact d’une couche avec une autre, le fabricant joue sur un effet dioptrique pour modifier à la fois le chemin d’absorption et de diffusion de l’énergie (étalement, concentration), en travaillant sur:

  • la vitesse d’enfoncement
  • l’amplitude
  • la rémanence de chaque matériau de l’un par rapport à l’autre, et ainsi de proche en proche

La complexité de la structure du matelas impacte la qualité de literie visée (pour le meilleur et pour le pire) qui fait ensuite varier le prix.

Pour un matelas bon marché, l’architecture est différente. Elle est réduite à une couche de contact minimale, avec uniquement le coutil qui emballe une âme. Elle est constituée d’un simple bloc de mousse ou d’une carcasse à ressort.

À l’inverse, les fabricants de matelas sophistiquent à l’excès la stratification de leurs matelas qu’ils qualifient de « haut de gamme ».

Chaque couche est elle-même composée de plusieurs couches. Parfois, ils spécialisent chaque face du matelas, en intégrant, par exemple, un sur-matelas au matelas lui-même.

Concernant les matelas traditionnels, tels que les paillasses, les nattes ou encore les futons, rien de tout ce que est décrit ci-dessus ne s’applique.

En fonction des régions, des matières, des traditions locales, des savoirs-faire du fabricant, il y a une telle diversité que je ne m’engagerais pas dans cette voie. Nous abordons le sujet du matelas de laine tel qu’il se pressente en France par ici.

La couche de contact

Cette première couche par son contact avec le dormeur joue un rôle essentiel sur la sensation de confort ou d’inconfort que l’on ressent dès qu’on se couche : c’est l’accueil.

L’accueil fait partie des 9 critères à observer pour choisir son matelas.

Et selon les ou les matériaux employés, cette première couche sera déterminante aussi pour obtenir une caractéristique propre d’isolation thermique et de régulation hygrométrique.

Le ou les matériaux qui composent le molleton surpiqué et leur quantité vont influés.

Les fabricants donnent comme mesure une valeur en kilogramme par m2 de la quantité de matériaux dans cette première couche. C’est en fait une densité:

  • Plus cette densité est importante et plus il y a de matières, puisque la surface du matelas ne change pas.
  • Plus il y a de matière par unité de surface et plus la couche obtenue sera épaisse.

Mais plus ne veut pas dire mieux, et inversement… Ainsi, avec un feutre, mieux vaut utiliser une couche la plus fine possible. À l’inverse, une couche trop fine d’un molleton de coton fera perdre le bénéfice de recourir à ce matériau.

La couche d’interface ou l’inface

La couche d’interface, comme son nom l’indique, transmet l’énergie produite par le poids du corps qui repose, telle qu’elle est recueillie par la couche de contact.

Mais elle retransmet aussi l’énergie dû à la réaction de l’âme vers la couche de contact, et donc en direction du dormeur.

Cette transmission repose sur quatre principes : retenue, amplification, diffusion et concentration

  • Retenir : c’est accumuler l’énergie sans la restituer, ni vers l’émetteur ni vers le récepteur.
  • Amplifier : c’est transmettre plus d’énergie vers le récepteur que l’émetteur n’en a produit (cas typique le rebond)
  • Diffuser : c’est répartir l’énergie en direction du récepteur sur une surface plus grande que celle par laquelle l’émetteur l’a transmise.
  • Concentrer : c’est ramener l’énergie en direction du récepteur, vers une surface plus petite que celle par laquelle l’émetteur l’a transmise.

Qu’est ce que l’âme du matelas ?

C’est le moteur du matelas qui assure le soutien principal du dormeur sur la totalité du matelas.

Ce noyau occupe au moins 60% de l’espace interne du matelas.

C’est là que toute l’énergie générée par la masse et les mouvements du dormeur va aboutir, être absorbée, se dissiper, ou être en partie restituée.

En général, c’est un bloc homogène comprenant:

  • mousse
  • latex
  • carcasse à ressort
  • ressorts ensachés
  • etc…

Concernant les produits qualifiés de « haut de gamme », les fabricants de matelas proposent une âme composite avec plusieurs éléments non dissociables.

La composition du matelas, pourquoi est-ce important ?

La composition du matelas a un impact plus au moins déterminant sur la plupart des 9 paramètres à considérer pour orienter le choix du lit qui convient le mieux à vos critères de confort.

  • la hauteur d’assise
  • l’accueil
  • le maintien ou le soutien
  • le rebond ou la suspension
  • l’isolation thermique
  • la régulation hygrométrique
  • la mobilité de la surface de couchage

Ces caractéristiques du matelas diffèrent en fonction des matériaux qui composent le matelas.

Chacun de ces matériaux ayant des propriétés et des qualités différentes, le type de confort du produit fini n’est pas le même.

C’est le coût des matériaux utilisés dont les qualités sont assez disparates qui influencent largement le prix du matelas.

Quid de l’indépendance de couchage ?
La composition a aussi de l’influence sur l’indépendance de couchage du matelas.

Choisir la dimension du matelas

Vous trouvez autant de tailles de matelas qu’il y a de tailles de lit. Il existe différentes possibilités de tailles pour s’adapter à la situation personnelle du dormeur.

De toute évidence, il s’agit d’avoir un matelas aux dimensions du lit qui sont à définir en amont dans votre quête d’une literie.

Si vous souhaitez faire un matelas hors-côte (pour un canapé par example), nous vous recommandons de vous tourner vers une maison artisanale de literie (comme les ateliers Le Briand) plutôt d’un fabricant industriel. Un matelas fait sur mesure rentre en effet dans le cadre de leur processus de confection.

Comment choisir un matelas ?

Au-delà des caractéristiques personnalisables du matelas qui varient pour obtenir un lit adapté à votre confort, d’autres critères exogènes rentrent en compte dans le processus d’achat:

  • le prix d’achat
  • le prix d’usage
  • le prix de la livraison
  • le service client – l’accompagnement
  • le rapport qualité-prix
  • le temps de fabrication
  • l’impact sur l’environnement
  • les conditions de travail
  • le souci du tissu économique national
  • le rapport à la société de consommation

De tous ces angles là, le matelas de laine n’a rien à envier aux autres types de matelas.

Coup de projecteur sur un type de matelas trop souvent oublié: le matelas en laine

En faisant des recherches sur les différents points d’accès à l’information, nous avons noté que le matelas en laine n’est pas souvent parmi les options de literie listées. Il est quasiment absent depuis longtemps des magasins. Ce type de literie est fait à partir de fibres naturelles.

Nous souhaitons ainsi valoriser cette alternative qui est naturelle, durable, écologique et locale.

De plus, ils sont très confortables, conjuguant soutien ferme et accueil moelleux. C’est une option qui a dû du sens en cas de problèmes de dos par exemple.

Les artisans matelassiers Le Briand fabriquent et réparent des matelas en laine faits à la main et sur mesure, salon une tradition ancestrale française.

Pour en savoir plus sur le processus de confection d’un matelas en laine.


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